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Vie du club

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Etiennette à l'honneur

Publié le 11/03/2013
Journal SUD OUEST

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Maxime Bono et les femmes

C’est le mois de la femme à La Rochelle. Trois d’entre elles ont reçu la médaille de la ville samedi, dont Etiennette Gallon, résistante.

 

Quand on m’a annoncé qu’on allait me remettre la médaille de la ville, je me suis dit comment se fait-il que le maire choisisse quelqu’un d’aussi vieux et ratatiné que moi ? En fait, je suis très honorée. »

Âgée de plus de 90 ans, Etiennette Gallon est un personnage. Originaire de l’île d’Oléron, elle fut lycéenne à La Rochelle où elle vit désormais après avoir pas mal voyagé.

Elle se trouvait en Normandie (institutrice, puis secrétaire de mairie) lorsque la Seconde Guerre mondiale a éclaté. Très vite, avec son mari, elle s’est engagée dans la résistance, très activement. Après la guerre, elle a témoigné inlassablement en organisant notamment des conférences dans les écoles.

« Avec mon mari, nous avions toujours pensé prendre notre retraite à La Rochelle. Je suis donc revenue en 1981. J’ai continué à m’occuper de jeunes. Je suis encore membre du jury du concours de la Résistance mais moins présente qu’avant bien sûr. »

Etiennette Gallon s’exprime avec beaucoup de verve, sans lire la moindre note.

Elle raconte aussi son combat pour aider les femmes et leurs enfants et la création avec une amie d’une antenne locale du club international Soroptimiste. « On s’occupe de nombreux problèmes, on aide les Restos du cœur, on organise des cours d’alphabétisation pour les femmes immigrées, des expositions. »

Trois lauréates

Colette Chateau-Bouche a également reçu la médaille de la ville. Sportive de haut niveau (basketteuse), elle a également entraîné des équipes. Enfin, la troisième lauréate, choisie par les femmes particulièrement investies dans la cité et récompensées à ce titre, était Olga de Sainte-Affrique. Âgée de 96 ans, elle n’a pas pu se déplacer.

Ancienne bibliothécaire, Olga de Sainte-Affrique est une figure du protestantisme rochelais.

C’est une tradition, dans le cadre de la Journée de la femme, la mairie de La Rochelle décerne la médaille de la ville à deux ou trois femmes, lors d’une réception à la mairie. C’est en général le 8 mars mais pas forcément. De toute façon, c’est durant tout le mois de mars qu’à travers diverses manifestations, La Rochelle célèbre la femme.

« Nous nous retrouvons autour d’une cause qui, hélas, mérite encore d’être défendue », a souligné Maxime Bono. Qui, sur un plan professionnel, a encouragé les femmes « à pousser des portes qui parfois sont encore difficiles à ouvrir ».

Le maire a félicité les « médaillées » et à propos de la championne de basket-ball, il a rappelé qu’elle avait été « entraîneur ». Et de se reprendre tout de suite : « Non, pardon, entraîneuse. »

C’est à la mode de tout féminiser. On dit bien auteure, ce qui est ridicule. Entraîneuse, ce n’est pas non plus très élégant. Au féminin justement, ce mot a un autre sens.

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